Pourquoi les bonnes résolutions ne tiennent pas
Chaque année, les bonnes résolutions se ressemblent et commencent souvent avec sincérité :
Pourquoi suis-je motivé au début, puis plus rien ?
Pourquoi je retombe toujours dans les mêmes habitudes ?
Pourquoi je sais ce que je devrais faire… sans réussir à le faire dans la durée ?
Pourquoi chaque nouvelle année recommence avec les mêmes promesses ?
- perdre du poids,
- faire plus de sport,
- manger plus équilibré pour enfin rentrer dans ce jean préféré,
- épargner davantage,
- ou décrocher une promotion professionnelle.
On ne se ment pas à soi-même.
On a réfléchi.
On sait ce qu’on voudrait changer.
Et pourtant, quelques semaines plus tard, le même scénario se répète. Car soyons honnêtes : combien de temps ces promesses tiennent-elles vraiment ?
Ce n’est pas toujours un abandon net.
Ce n’est pas forcément un échec spectaculaire.
C’est plus subtil que ça.
Une action repoussée.
Un effort qui demande plus d’énergie que prévu.
Une priorité qui glisse, presque sans bruit.
Alors une question s’installe — parfois clairement formulée, parfois non :
Pourquoi les réso>Pourquoi>utions ne tiennent-elles pas ?
Pourquoi les bonnes résolutions ne tiennent-elles pas ?
C’est exactement cette question que l’on retrouve, sous différentes formes, dans des centaines de discussions en ligne :
- Pourquoi suis-je motivé au début, puis plus rien ?
- Pourquoi je retombe toujours dans les mêmes habitudes ?
- Pourquoi je sais ce que je devrais faire… sans réussir à le faire dans la durée ?
- Pourquoi chaque nouvelle année recommence avec les mêmes promesses ?
La réponse la plus courante est aussi la plus dure à porter :
- « Je manque de discipline. »
- « Je ne suis pas assez constant. »
- « Cette fois encore, je n’ai pas tenu. »
Mais si l’on prend un peu de recul, une autre lecture apparaît.
Les bonnes résolutions ne tiennent pas parce qu’elles reposent rarement sur un manque de volonté.Et si ce “manque” n’était pas un défaut personnel, mais une lecture biaisée de ce qui se joue ? J’en parle aussi dans le manque de motivation décrypté.
Nos résolutions échouent surtout parce qu’elles s’appuient sur un cadre inadapté :
une logique de correction, de pression et de résultat.
Avant de chercher une nouvelle résolution, prenez 10 minutes pour clarifier ce qui a compté, ce qui a pesé… et ce que vous voulez orienter autrement cette année.
Ce que montrent les faits
Cette impression n’est pas isolée.
Selon une analyse largement relayée par U.S. News & World Report, près de 80 % des résolutions du Nouvel An s’effondrent avant la mi-février.
Les données massives de Strava racontent la même histoire : en observant des centaines de millions d’activités, la plateforme a identifié le 19 janvier comme un point de rupture récurrent — le moment où beaucoup cessent simplement d’essayer.
Autrement dit, l’échec des résolutions n’est pas une exception. C’est la norme.
On se fixe un objectif à atteindre,
on mesure ce qui manque,
et l’on demande à la motivation de combler l’écart.
Ce fonctionnement peut marcher quelques jours.
Parfois quelques semaines.
Mais il finit presque toujours par s’épuiser.
Et si le problème n’était pas ce que vous essayez de changer…
mais la manière dont vous vous y prenez ?
C’est ici qu’une autre approche entre en jeu :
celle des intentions.
Non pas comme une méthode miracle,
ni comme une promesse de réussite immédiate,
mais comme un changement de posture face au changement lui-même.
Pourquoi l’élan des bonnes résolutions en début d’année ne suffit pas ?
Les bonnes résolutions échouent rarement dès le départ.
Elles échouent dans la durée.
Au début, tout semble clair :
l’objectif est identifié,
la décision est prise,
l’envie est là.
Mais très vite, le quotidien reprend sa place.
Les priorités s’entremêlent.
L’élan initial se dilue dans les contraintes ordinaires.
Ce n’est pas un manque d’intelligence.
Ce n’est pas un manque de sérieux.
C’est le décalage entre une décision ponctuelle
et un environnement qui, lui, n’a pas changé.
Les résolutions reposent souvent sur une idée implicite :
« Une fois la décision prise, je devrais tenir. »
Or, tenir dans le temps demande autre chose qu’un choix initial.
Cela demande un cadre, une cohérence, une continuité —
des éléments que les résolutions, seules, ne fournissent pas.
Pourquoi la motivation ne suffit pas à changer durablement
La motivation est souvent surestimée.
Elle joue un rôle au départ :
elle donne l’élan,
elle facilite le premier pas,
elle rend l’effort acceptable.
Mais la motivation est instable par nature.
Elle varie selon la fatigue, le stress, l’humeur, les circonstances.
C’est exactement ce que beaucoup expriment :
« Au début, j’y crois… puis plus rien. »
Parce que la motivation n’est pas un socle.
C’est un état passager.
Lorsqu’un changement repose uniquement sur elle,
il devient fragile dès que l’énergie baisse.
Ce n’est pas un défaut personnel.
C’est une limite structurelle.
Pour comprendre pourquoi la motivation varie —voir ce qui rend une motivation intrinsèque plus stable.
Pourquoi on revient toujours aux mêmes habitudes
Une autre question revient souvent :
« Pourquoi est-ce que je retombe toujours dans les mêmes schémas ? »
Les habitudes ne sont pas des ennemies.
Elles sont des réponses automatiques à un contexte familier.
Quand une résolution demande de lutter contre des automatismes bien installés,
sans modifier le cadre global,
le cerveau choisit naturellement la voie la plus connue.
Ce retour aux habitudes n’est pas un sabotage conscient.
C’est une recherche de stabilité.
Plus une résolution ressemble à une rupture, plus la zone de confort joue son rôle de rappel — presque mécaniquement..
Changer durablement ne consiste pas à “gagner contre soi-même”,
mais à comprendre ce qui rend certaines habitudes si persistantes.
Des bonnes résolutions orientées résultats… et une logique de pression
La plupart des résolutions prennent alors la forme d’objectifs mesurables, sans forcément s’appuyer sur une manière de fixer de bons objectifs : perdre 5 kilos, aller deux fois à la salle de sport par semaine, épargner xxx euros par mois....
Elles reposent sur l'idée qu'il faut "s'améliorer" ou "se corriger". Elles dictent : "sois plus performant", "sois plus riche", "sois moins ceci ou cela"
En réalité, elles sont souvent basées sur une logique de manque – ce que vous n'êtes pas encore ou n'avez pas encore atteint.
La plupart des résolutions prennent alors la forme d’objectifs mesurables.
Ces objectifs, bien qu’étant ambitieux, peuvent rapidement devenir une source de pression, car ils partent d’une obligation de changer, plutôt que d’un véritable désir intérieur.
Un objectif crée implicitement une pression :
tant qu’il n’est pas atteint,
quelque chose manque.
Cette logique de manque installe une tension permanente :
on se juge à l’aune de ce qui n’est pas encore là.
Au fil du temps, cette pression fatigue.
Elle transforme le changement en contrainte.
Et ce qui devait améliorer la vie finit par peser dessus.
Ce n’est pas l’objectif en soi qui pose problème,
mais la posture dans laquelle il place la personne.Le sujet n’est pas d’abandonner tout objectif, mais d’apprendre à bien les choisir pour éviter la pression inutile.
Souvent, ce n’est pas l’absence d’envie : c’est l’évitement de l’inconfort — ce mécanisme qu’on appelle parfois, un peu vite, procrastination.
Résolutions ou intentions : une différence de posture
C’est ici que la différence entre résolutions et intentions devient essentielle.
Une résolution commence souvent par une injonction.
Elle pointe ce qui manque.
Elle fixe un seuil à atteindre.
« Voilà ce que je dois atteindre. »
Une intention, elle, commence ailleurs.
Elle ne cherche pas à corriger.
Elle cherche à orienter.
« Voilà la direction dans laquelle je souhaite avancer. »
Une intention tient mieux qu’une injonction… surtout quand elle s’enracine dans ce qui compte vraiment. Pour vous aider à poser cette direction, voici trois questions extraites du guide :
- Qu’est-ce qui a réellement compté pour moi cette année ?
- Pour me sentir plus libre, qu’est-ce que je dois lâcher, abandonner dès maintenant ?
- Si je ne pouvais changer qu’une seule chose l’an prochain, laquelle ferait le plus de différence ?
La résolution est tournée vers le résultat.
La résolution exige,
Là où la résolution impose,
l’intention oriente.
Là où la résolution juge,
l’intention ajuste.
Cette différence de posture change profondément l’expérience du changement. Une intention devient plus simple à tenir quand elle s’enracine dans ce qui compte vraiment : tes valeurs personnelles.
Elle ne supprime pas les difficultés.
Mais elle transforme la relation que l’on entretient avec elles. C'est une manière d’être en chemin, une posture utile pour se projeter dans l’avenir sans pression.
Résolutions versus Intentions
Résolutions et intentions ne racontent pas la même histoire.
Les résolutions exigent :
- – d’atteindre une performance mesurable : perdre 5 kilos, économiser 5 000 €, obtenir une promotion
- – de répondre à des attentes souvent extérieures : sois plus mince, sois plus productif, sois plus performant
- – de corriger ce qui semble “insuffisant”
Les intentions invitent :
- – à agir en cohérence avec vos valeurs : être plus présent à ce que je mange, cultiver la frugalité, savourer davantage
- – à un cheminement intérieur plutôt qu’à une injonction : sois présent, reste authentique, ouvre-toi à la joie
- – à avancer sans se renier
Les intentions ne cherchent pas à réparer qui vous êtes.
Elles vous aident à agir en accord avec ce qui compte vraiment pour vous.
Et pour rester dans une dynamique douce (sans tout renverser d’un coup), la méthode des petits pas peut servir de fil conducteur.
En pratique : comment arrêter de prendre des résolutions qu'on ne tiendra pas
Poser une intention commence rarement par une liste.
Cela commence souvent par une question simple :
Pourquoi ce changement compte-t-il vraiment pour moi, aujourd’hui ?
Par exemple, au lieu de vouloir “manger plus sainement”,
l’intention pourrait être “prendre soin de mon énergie au quotidien” ou "me libérer de mes dépendances affectives"
L’intention ne dicte pas un comportement précis.
Elle crée un cap auquel se réaligner, jour après jour en s’appuyant si besoin sur la méthode des petits pas.
Si tu as besoin d’une structure simple (sans pression), une approche par périodes de 90 jours donnera un cadre rassurant.
FAQ à intégrer dans l’article
Q1. Pourquoi les bonnes résolutions ne tiennent pas ?
Parce qu’elles reposent souvent sur une décision ponctuelle (“à partir de maintenant…”) sans modifier le cadre réel : habitudes, environnement, contraintes, fatigue. L’élan du départ ne suffit pas à compenser un quotidien inchangé.
Q2. Pourquoi suis-je motivé au début, puis plus rien ?
La motivation est un état variable : elle dépend du stress, du sommeil, de l’énergie et des imprévus. Quand un changement repose uniquement sur la motivation, il devient fragile dès que la réalité reprend le dessus.
Q3. Est-ce un manque de discipline si je n’y arrive pas ?
Pas forcément. Se juger “pas assez discipliné” est une explication rapide… mais souvent injuste. Le plus fréquent, c’est un problème de cadre (trop d’exigence, trop de pression, trop d’objectifs), pas un défaut de caractère.
Q4. Pourquoi est-ce que je retombe toujours dans les mêmes habitudes ?
Parce que les habitudes sont des réponses automatiques à des contextes familiers. Si le contexte ne change pas, le cerveau revient naturellement vers la solution la plus connue — surtout en période de fatigue ou de charge mentale.
Q5. Résolution ou intention : quelle est la différence ?
Une résolution vise un résultat (“perdre 5 kilos”). Une intention vise une direction (“prendre soin de mon énergie”). La résolution impose et juge; l’intention oriente et s’ajuste. Cette différence change la posture face au changement.
Q6. Une intention, ce n’est pas trop vague ?
Une intention n’est pas vague si elle est claire dans votre esprit : elle sert de boussole. Elle ne remplace pas l’action, mais elle évite le tout-ou-rien et permet de se réaligner sans se condamner au moindre écart.
Q7. Comment formuler une intention concrète ?
Commencez par une question simple : “Pourquoi ce changement compte-t-il vraiment pour moi, aujourd’hui ?”
Puis reformulez en direction vécue (ex. “prendre soin de mon énergie”) plutôt qu’en performance mesurée.
Q8. Que faire si je “rate” en cours de route ?
Avec une intention, vous ne “ratez” pas : vous ajustez. Un écart devient un signal (fatigue, surcharge, contexte) plutôt qu’une preuve d’échec. L’objectif n’est pas la perfection, mais la continuité.
Pourquoi les résolutions ne tiennent pas - Sources et références
U.S. News & World Report
Articles de synthèse sur l’échec des résolutions du Nouvel An (taux d’abandon estimé autour de 80 % avant mi-février).
Strava – Quitter’s Day
Analyse comportementale basée sur des centaines de millions d’activités utilisateurs, identifiant le 19 janvier comme point de rupture fréquent.
John C. Norcross – Université de Scranton
Travaux de recherche sur les résolutions et le changement de comportement à long terme.
https://www.scranton.edu/academics/cas/psychology/faculty/norcross.shtml
Journal of Clinical Psychology
Publications académiques sur la persistance des changements comportementaux et les limites de la motivation.
https://onlinelibrary.wiley.com
Statista / QAPA (France)
Données et enquêtes sur la perception et l’échec des bonnes résolutions chez les Français.
Changer d’intention pour avancer autrement cette année
Les résolutions de l'année imposent souvent un "devoir être". Les intentions, elles, invitent à "être tout simplement". Au lieu de chercher à transformer ce que vous êtes, laissez vos valeurs guider vos actions et accueillez chaque jour comme une opportunité d'être authentique.
Changer d’intention ne garantit pas une année parfaite.
Mais cela change profondément la manière de la traverser.
Au lieu de chercher à tenir coûte que coûte,
on apprend à se repositionner.
Au lieu de mesurer ce qui manque,
on observe ce qui compte vraiment.
Si les bonnes résolutions ne tiennent pas,
ce n’est peut-être pas parce que vous n’en êtes pas capable.
C’est peut-être parce qu’il est temps de changer de cadre —
et d’avancer autrement.
À mi-année, faîtes le point sur vos intentions initiales ; ce guide vous accompagnera dans cette démarche de bilan personnel de mi-année
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