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Cette réflexion a été partagée en exclusivité avec les abonnés de Ligne de Mire le : 1 février 2026

Il n’y a pas toujours de plan B : apprendre à danser quand la vie change nos plans

rédigée par :

Résilience

Il n'y a pas toujours un plan B.

Quand la vie change nos plans en cours de route : danser sous l'orage — Edition 057

Bonjour,
Peut-être que tout ne se passe pas comme prévu en ce moment pour vous.
Cette lettre est pour ces périodes-là.

Si vous préférez lire cette édition dans de meilleures conditions, elle est disponible en version complète sur le blog.

« J’adore quand un plan se déroule sans accrocs. »
— Hannibal Smith, le cerveau de l’agence tous risques

Il disait ça à la fin de chaque épisode.
Avec ce sourire tranquille.
Alors même que, quelques minutes plus tôt,
le plan avait explosé en plein vol,
que rien ne s’était passé comme prévu,
et que l’improvisation avait sauvé la mise.

Dans la vraie vie, quand le scénario déraille,
on sourit moins facilement.
Parce qu’un changement — qu’il soit choisi ou subi —
ce n’est pas juste un “nouveau départ”.

C’est un inconfort.
Un vrai.

C’est le moment où l’élan s’essouffle.
Où l’on se demande si l’on ne s’est pas trompé
de chemin… de région… de partenaire...ou de vie.

On avance sans repères nets.
Tout prend plus de temps que prévu.
Et l’énergie, elle, s’épuise plus vite.
Alors la question devient moins : “que faire ensuite ?”
et davantage : “comment continuer sans se durcir… ni s’effondrer ?”
Comment préserver la confiance quand le brouillard s’installe ?

Quand le plan change de forme

Le génie d’Hannibal Smith n’était pas d’avoir des plans parfaits.
Mais de continuer à appeler plan
quelque chose qui avait déjà profondément changé de forme.

Dans la vraie vie,
quand le scénario déraille,
on sourit moins facilement.

Changer de métier.
Quitter une relation.
Déménager.
Ou voir une certitude tomber sans avoir rien demandé.

Quand la vie change nos plans

Quand la vie réécrit le scénario,
il n’y a pas de musique de générique.
Pas de clin d’œil final à la caméra.

Il y a surtout des questions.
Du doute.
Et cette sensation étrange d’être encore en scène…
sans connaître le texte.

Et souvent, il n’y a pas de plan B à sortir de sa poche.
Pas d’alternative toute faite.
Juste vous, avec ce qui est là, maintenant.

Dans ces moments-là, on cherche souvent des réponses du côté des méthodes sérieuses.
Des plans solides.
Des explications rassurantes.

Et parfois, ce sont les figures les plus légères
qui disent les choses les plus justes.
Pas un gourou.
Pas un discours grave.
Mais un ramoneur qui danse sur les toits de Londres.

La légèreté comme art de traverser

Dans Mary Poppins,
le ramoneur incarné par Dick Van Dyke
traverse les situations les plus sérieuses
avec une légèreté désarmante.

Non pas parce que tout va bien.
Mais parce qu’il sait comment rester vivant quand le décor change.

« S’il y a bien une chose que j’ai apprise, c’est que le monde a un talent certain pour bouleverser tous nos plans, aussi soigneusement élaborés soient-ils. »
— Dick Van Dyke

Quand la vie change nos plans.

Chaque situation est unique.
Chaque période a sa propre couleur.
Et la réponse juste — celle qui engage vraiment —
ne peut venir que de vous.

Elle ne se généralise pas.
Elle ne se copie pas.

Mais cela ne signifie pas que l’on avance sans repères.

Des boussoles, pas des recettes

À presque cent ans, Dick Van Dyke a formulé quelques règles simples.
Pas des recettes miracles.
Plutôt des manières de traverser
quand la vie devient mouvante, imprévisible, parfois déroutante.

Il les partage dans son livre 100 Rules for Living to 100 :
non pas pour expliquer comment vivre longtemps,
mais comment rester en lien avec la joie et l’élan
quand les plans ne se déroulent pas sans accrocs.

En voici cinq, comme autant de boussoles discrètes.

1. Préserver une part de jeu quand tout devient sérieux

Quand tout vacille, on se crispe.
On veut bien faire.
On se durcit.

Introduire une touche de jeu n’enlève rien à la profondeur du moment.
Cela permet simplement de respirer dans la traversée.

Le jeu n’est pas une fuite.
C’est une souplesse intérieure.

2. Dire oui à ce qui nourrit le présent, sans exiger de garanties

Dans les périodes de changement,
on met souvent la vie en suspens
en attendant que tout soit clair.

Mais la clarté vient rarement avant le mouvement.
Elle en est souvent le fruit.

Dire oui à ce qui met en vie, ici et maintenant,
sans tout sécuriser,
entretient l’élan.

3. Avancer sans attendre d’être prêt

Les transitions réelles sont rarement élégantes.
Il y a des ratés.
Des détours.
Des moments où l’on doute plus de soi que de la situation.

Attendre d’être sûr, c’est parfois refuser de commencer.
Ce qui compte,
ce n’est pas la perfection,
mais la continuité du mouvement.

4. Ne pas se confondre avec ce que l’on traverse

Une période difficile peut donner l’impression
qu’elle dit quelque chose de définitif sur nous.

Or, ce que vous traversez n’est pas ce que vous êtes.

On peut douter sans être fragile.
Changer sans se perdre.
Tomber sans être fini.

Cette distinction-là
est l’un des piliers de la sécurité intérieure.

5. Rendre le chemin désirable, même dans l’effort

Tenir dans la durée ne repose pas uniquement sur la volonté.

L’élan se nourrit aussi de plaisir,
de petites promesses,
de raisons simples de continuer.

Pas pour compenser.
Mais pour donner envie de rester en chemin.

La question de l'ouverture

Quel “petit oui” me ferait du bien aujourd’hui ?

Le défi de la semaine : danser sous l'orage

Cette semaine,
introduisez volontairement une touche de légèreté
dans un endroit de votre vie devenu trop sérieux, trop lourd.

Rien de spectaculaire.
Juste assez pour que le chemin reste habitable.

Parfois, la vie ne nous demande pas de meilleurs plans. Elle nous invite à apprendre à danser quand ils changent en cours de route.

Parce qu'au fond, le véritable confort dans l'incertitude, ce n'est pas de savoir où l'on va.
C'est de sentir que, peu importe le décor, notre élan reste intact.

C'est cette capacité à dire,
comme le vieux ramoneur sur son toit :
« Je ne sais pas ce qui m'attend derrière la prochaine cheminée,
mais je sais que j'ai encore envie de chanter. »

Et, avec le recul, c’est souvent ainsi que le plan finit par se dérouler… autrement. Mais cette fois, c'est vous qui menez la danse.

Alors pour ces prochains jours, je vous propose d’avancer tous ensemble, dans le flou et dans la joie.

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