Persévérance
Bonjour,
J’espère que vous allez bien !
Il y a ces rêves qu’on chérit… et ces petits pas qu’on repousse sans cesse. Cette semaine, je vous propose d’explorer le courage tranquille : celui qui se construit dans la persévérance, le silence, et la fidélité à soi.
Cet épisode de Ligne de mire ne vous invitera pas à en faire plus, de serrer les dents — mais d’avancer autrement.
Cette semaine, j’aimerais vous parler d’un courage qu’on évoque rarement : le courage tranquille. Celui qui ne cherche pas à prouver, mais à persévérer.. Pas le courage du héros ou du battant, mais celui du quotidien — discret, fidèle, profondément humain.
Nous parlons souvent de réussite, d’ambition, d’endurance… Mais derrière ces mots, il y a souvent de la fatigue, du doute, ou ce sentiment étrange de devoir “tenir bon” alors qu’on aimerait simplement rester vrai.
C’est de cela qu’il est question aujourd’hui :
Le sujet : Rêver grand, le piège invisible
La stratégie : Le courage tranquille, ces petits pas qui changent tout
La question : Comment avancer sans se forcer ?
Parce que rêver, c’est confortable. Mais agir, même un peu, c’est là que commence le vrai courage.
1. Le sujet — Rêver grand : le piège invisible
Depuis l’enfance, on nous encourage à « rêver grand ». Mais ces rêves-là sont souvent applaudis… tant qu’ils restent dans les clous : une belle carrière, une maison, quelques voyages — des rêves acceptables.
Dès qu’un rêve devient plus intime, plus singulier, les regards changent. Les sourires se figent. Les encouragements se taisent.
You don’t have to live your life the way others expect. — Chris Guillebeau
Nous portons tous, plus ou moins consciemment, ce poids des attentes extérieures. Mais il existe un autre chemin — le bon chemin, le nôtre.
Et puis, il y a ce deuxième piège : on célèbre le rêve, mais rarement l’action. Rêver ne dérange personne. Agir, même timidement, bouscule.
Parce qu’agir, c’est choisir. Et choisir demande du courage. Surtout quand le rêve est vraiment le vôtre — pas un modèle préformaté.
2. L’histoire — du concept à l’action
Laissez-moi vous raconter une scène.
Une femme. Elle est de l’autre côté de la pièce. Sourire en coin, présence lumineuse, ce petit quelque chose qui retourne le cœur.
Et là… tout s’emballe. L’esprit crie : « Vas-y, fonce ! » Mais le corps, lui, dit non. Les jambes refusent d’avancer. La gorge se serre.
Et cette petite voix qui commence à s’incruster :
« Et si elle te rembarrait ? »« Et si tu te ridiculisais ? » « Et si… »
(Toute ressemblance avec des faits réels serait, vous vous en doutez, purement fortuite. Enfin… presque.)
En une minute, le courage s’est évaporé. Et pendant que je négocie avec ma peur, elle s’en va. Avec un autre — celui qui n’a pas réfléchi 107 ans !
Ce n’est pas une histoire de séduction. C’est une histoire d’action.
Parce qu’entre l’envie et le premier pas, il y a ce gouffre minuscule — celui où le rêve meurt s’il n’est pas incarné.
Je l’ai longtemps confondu, moi aussi, ce courage-là. Je croyais qu’il fallait forcer pour être courageux. Tenir. Endurer. Ne rien lâcher.
Mais le vrai courage, je l’ai découvert le jour où j’ai accepté d’avancer, même quand tout en moi voulait reculer.
Pas en serrant les poings. En écoutant, regardant, pesant ce que je voulais fuir.
Ce n’est pas spectaculaire. Ce n’est pas glorieux.
Mais c’est là que le mouvement est né. Un pas après l’autre. Et, sans le savoir, je commençais à sortir du piège.
3. La stratégie — le courage tranquille
Ce que cette scène révèle, c’est une autre manière de comprendre le courage.
Pas le courage des exploits. Pas celui qu’on applaudit.
Le courage tranquille.
Celui qui ne crie pas. Qui ne cherche pas à impressionner. Mais qui, chaque jour, choisit de rester fidèle à soi.
Il vit dans les détails :
-
Commencer une tâche qu’on repousse depuis trop longtemps.
-
Tenir une promesse qu’on s’était faite, même toute petite.
-
Dire ce qu’on pense, même si la voix tremble.
-
Accueillir une émotion sans la fuir.
Rien de spectaculaire. Et pourtant…
Ce sont ces gestes modestes qui, accumulés, changent tout.Parce qu’ils construisent une confiance qui ne dépend plus de l’extérieur.
4. La question (et le défi) de la semaine — l’action juste
Le courage tranquille ne se décrète pas. Il se cultive. En silence. Dans les petits choix justes. Alors cette semaine, je vous propose une question simple — mais exigeante :
Pour les prochains jours, dans quel domaine de ma vie, je pourrai avancer moins en force, plus en vérité ?
Même un pas minuscule suffit — s’il est vrai.
Pas pour aller plus vite. Pas pour prouver.
Juste pour être un peu plus en accord avec toi.
J’ai développé cette idée ici :
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5. La citation — la résonance finale
Parce que le courage, c’est aussi de rester debout quand tout vacille. D’avancer, même lentement, quand personne ne regarde. Et surtout, de continuer à croire en soi — sans bruit, mais sans lâcher.
Ce qui compte, ce n’est pas la force avec laquelle tu frappes, mais la force avec laquelle tu encaisses les coups et continues d’avancer. — Rocky Balboa
Bon week-end à toutes et tous 🌿
Christophe · Sur le Bon Chemin
Chaque rêve mérite un plan ✨