Passage
Ne refermez pas votre carnet trop tôt
Un rituel de fin d’année pour revisiter 2025 sans se juger
Bonjour,
J’espère que vous allez bien — ou au moins, que ces derniers jours vous ont offert un instant de calme, même minuscule, où tout s’est un peu apaisé.
Et si ce n’est pas le cas, ce n’est pas grave.
La fin d’année a parfois une texture étrange : un mélange de fatigue, de vitesse, et de petits moments de vérité qu’on ne prend pas toujours le temps de regarder.
Avant d’entrer dans le cœur du texte, j’aimerais vous proposer une chose simple : ralentir une seconde. Respirer. Et regarder cette fin d’année non pas comme une évaluation… mais comme un passage.
Le jour où j’ai refermé mon carnet trop tôt
Décembre 2017.
Mon plus beau carnet. Mon thé chaud.
Et cette promesse : “Cette fois, je fais vraiment le point.”
Trente minutes plus tard, je refermais le carnet. Pas par flemme, mais parce qu’à peine les premiers mots posés, mes deux meilleures amies — culpabilité et crainte — s’étaient déjà invitées.
La première, je la connais par cœur : la culpabilité de ne pas avoir “assez fait”.
Pendant des années, dès que j’ouvrais mon carnet, ce sont toujours les mêmes phrases qui s’invitaient :
- “Tu aurais pu avancer plus vite.”
- “Tu n’as pas tenu tes intentions.”
- “Regarde tout ce que tu n’as pas fait…”
Je pouvais écrire dix réussites, parfois de belles réussites d’ailleurs… mais c’étaient toujours ces trois fichus “bof bof” qui prenaient toute la lumière.
Trois petites ombres, et presque tout le reste disparaissait.
Et puis il y a une autre raison, plus silencieuse :
La crainte d’aller regarder ce qui a fait mal dans l’année.
Pas forcément les grands drames.
Parfois juste un moment qu’on n’a pas digéré, une déception qu’on n’a jamais vraiment nommée, une fatigue, une lassitude qu’on a camouflée derrière un agenda plein.
On ne fuit pas le bilan :
on protège quelque chose de fragile.
Ces deux expériences ne sont pas les mêmes — mais elles se chevauchent souvent.
Et quand culpabilité + peur se superposent…le carnet devient soudain trop lourd, même avant d’avoir posé un seul mot.
Ce que je partage ici m’a pris du temps, des erreurs, et pas mal de bilans ratés — et c’est justement pour ça que je vous en parle aujourd’hui.
Parce qu’en décembre prochain, j’aimerais vous éviter de refermer, vous aussi, votre carnet au bout de trente minutes.
C’est d’ailleurs tout le sens du rituel de passage de fin d’année que j’animerai le 12 décembre — un atelier gratuit pour revisiter 2025 autrement, sans se juger, sans compter.
Il existe une autre manière de faire le bilan de son année
Le problème n’est pas le manque de motivation.Ni le temps.Ni la discipline.
La vraie difficulté, c’est que la manière dont nous faisons nos bilans nous pousse presque automatiquement vers le jugement.
On transforme nos pages en tableaux de bord :
ce qui a marché,
ce qui a moins marché,
ce qui n’a pas été fait.
Et à force de regarder l’année sous l’angle de la performance,on finit par confondre mouvement et réalisation,activité et sens, quantité et alignement.
On ressort alors du bilan avec une sensation étrange :
celle d’avoir vécu beaucoup… mais d’être passé à côté de soi.
Un goût d’inachevé,
une fatigue discrète,
et cette impression tenace de ne jamais faire assez.
Le problème n’est pas l’année.
Le problème, c’est le regard qu’on pose dessus.
🌿 La question qui a ouvert le chemin
Et puis un jour, j’ai posé une question différente :
Quelles ont été les 5 minutes qui ont vraiment le plus compté cette année ?
Pas 12 mois.
Pas 365 jours.
Juste 5 minutes.
Ces moments minuscules où quelque chose bascule en soi. Une phrase. Un regard. Une rencontre.
Cette question a tout changé.
Elle m’a ramené au vivant, pas à la performance.
À l’essentiel, pas au contrôle.
Et si on le vivait ensemble ?
Ce que cette question a ouvert en moi, j’en ai fait une pratique personnelle, puis un atelier collectif : un rituel de passage de fin d’année, pour explorer ensemble ce qui a vraiment compté.
Vendredi 12 décembre à 18h00 – en direct (aucune rediffusion)
En ligne, limité à un petit cercle (20 à 30 personnes)
En 90 minutes, nous :
- explorerons 12 questions tissées pour transformer un bilan en passage,
- retrouverons vos 5 minutes clés de l’année écoulée,
- ouvrirons ensemble la porte vers 2026 — avec clarté, confiance et alignement.
Atelier de fin d’année
Le défi de la semaine : le moment oublié
Prenez quelques minutes aujourd’hui.
Et posez-vous cette question :
Quel moment de 2025 ai-je minimisé… alors qu’il m’a peut-être touché plus que je ne l’ai admis ?
Notez-le. Même si c’est flou. Même si ça semble insignifiant.
Parce que c’est souvent dans ce minuscule instant que la lumière revient.
La citation de la semaine
De la qualité de nos questions dépend la qualité de notre vie.
Bon week-end à toutes et tous 🌿
Christophe · Sur le Bon Chemin
Chaque rêve mérite un plan ✨